Devenir jockey : la formation, l’autorisation de monter et les conditions

Devenir jockey de galop passe par deux étapes distinctes : une formation au métier de cavalier d’entraînement, puis une autorisation de monter en course délivrée par France Galop. La première s’apprend à l’école des courses. La seconde dépend de conditions fixées par le Code des courses au galop. Voici le parcours et les règles à connaître, sans parler de paris ni de pronostics.

La formation de base : le métier de lad

On ne débute pas comme jockey. On apprend d’abord à monter et à soigner les chevaux de course, le plus souvent par le CAPa lad-cavalier d’entraînement, préparé notamment dans les campus de l’école des courses hippiques de l’AFASEC. Notre article sur le lad-cavalier d’entraînement détaille le diplôme, l’organisation de la formation et les repères de poids publiés par l’Onisep. Le jockey sort de ce vivier : un lad qui monte bien, remarqué par son entraîneur.

Les statuts de monte en course

Selon l’article 7 du Code des courses au galop, l’autorisation de monter délivrée par les Commissaires de France Galop prend la forme d’un agrément :

  • de jockey professionnel ;
  • d’apprenti ;
  • de cavalier ;
  • de gentleman-rider ou de cavalière, pour les amateurs.

Les élèves des établissements de formation montent avec un statut Espoir, dans des courses-espoirs organisées par l’AFASEC. Le même article précise qu’un titulaire de la licence Espoir agréé ensuite comme stagiaire, apprenti ou jeune jockey ne monte plus dans ces courses-espoirs.

Les conditions pour être jockey

L’article 43 du Code fixe les conditions pour monter en qualité de jockey, en plat comme en obstacle :

  • avoir au moins 18 ans, et au plus 45 ans pour une première demande ;
  • adresser une demande écrite aux Commissaires de France Galop, avec une attestation d’assurance qui couvre les risques encourus et ceux causés aux tiers en course ;
  • passer une visite médicale, avec un prélèvement biologique, devant un médecin agréé ;
  • obtenir un certificat de non contre-indication à la monte en course, valable douze mois, et un prélèvement négatif.

Les Commissaires ont aussi la faculté de demander à un candidat qui n’a jamais eu d’autorisation de monter de suivre un stage de formation et de contrôle. L’autorisation se renouvelle chaque année : le justificatif ne vaut que pour l’année civile en cours.

Les règles de conduite

Le même article impose au jockey des règles strictes. Il lui est notamment interdit de parier sur une course publique dans laquelle il monte, et de communiquer des informations privilégiées obtenues dans son métier. Un manquement l’expose à une amende de 150 à 15 000 euros ou à une interdiction de monter.

Le poids, le physique, la santé

Le poids reste la contrainte du métier, surtout en plat. Les repères de l’Onisep sont dans notre article sur le lad-cavalier d’entraînement. Si votre morphologie s’en éloigne, le trot ou les métiers de soins restent ouverts. Au trot, les règles de monte relèvent d’un autre code, celui des courses au trot.

Le parcours, étape par étape

  1. Entrer dans une formation de lad-cavalier d’entraînement, en école des courses ou en apprentissage : voir notre article sur l’apprentissage dans les métiers du cheval.
  2. Monter en courses-espoirs pendant la formation, si l’école le propose.
  3. Travailler chez un entraîneur et se faire remarquer à l’entraînement du matin.
  4. Obtenir un agrément d’apprenti, puis monter ses premières courses publiques.
  5. Demander l’autorisation de monter comme jockey, aux conditions de l’article 43.

Le métier se vit dans une écurie de course, sous la direction d’un entraîneur : notre article sur l’entraîneur de chevaux de course décrit cet environnement.

Sources

France Galop, Bulletin officiel n° 2026-15 bis du 27 août 2026, Code des courses au galop, articles 7 et 43 : texte publié par France Galop. Onisep, fiches des campus de l’école des courses hippiques AFASEC. Consultés le 25 octobre 2026.