Lad-cavalier d’entraînement : la formation et le métier de cavalier soigneur des chevaux de course

Le lad-cavalier d’entraînement soigne et monte les chevaux de course. Sa formation de référence est le CAP agricole lad-cavalier d’entraînement : 2 ans après la 3e, en lycée agricole ou en apprentissage, niveau 3. Le métier est exigeant physiquement, les journées commencent tôt, et la carrière dans les courses est souvent courte. Voici ce qu’il faut savoir avant de t’engager.

Lad-jockey, lad-driver : deux spécialités

  • Le lad-jockey travaille dans les écuries de galop : courses de plat, de haies, steeple-chases et cross.
  • Le lad-driver travaille avec les trotteurs, en trot monté ou en trot attelé, derrière un sulky.

Les deux sont aussi appelés cavaliers d’entraînement, un terme qui ne désigne pas de spécialité.

Le quotidien d’un cavalier soigneur

Monter chaque matin

Selon l’Onisep, le lad monte chaque matin 3 ou 4 chevaux, pendant au moins une heure, sous les directives d’un entraîneur.

Soigner les chevaux

Le lad est aussi un cavalier soigneur. Il assure les soins de tous les jours :

  • la nourriture et le nettoyage des box ;
  • le pansage ;
  • une assistance vétérinaire de base ;
  • l’entretien des selles et des harnais.

Les jours de course, il présente le cheval, l’emmène jusqu’à l’hippodrome et le ramène à l’écurie après l’épreuve.

Vivre près des chevaux

Un cheval de course est soigné et entraîné tous les jours. Les lads sont donc souvent logés sur leur lieu de travail, avec de nombreux allers-retours entre l’écurie et le champ de courses, surtout le matin. Ils travaillent pour un propriétaire ou un entraîneur, sous des conventions collectives. Avec l’accord de leur employeur, ils montent parfois en course pour d’autres entraîneurs.

Les qualités attendues

L’Onisep cite l’endurance, le sang-froid et l’intelligence tactique : il faut contrôler les réactions du cheval, se faire obéir et s’adapter à chaque monture comme à chaque terrain. Le lad est un pilote autant qu’un soigneur.

Les critères physiques

Dans les courses, le poids compte. L’Onisep donne ces repères pour un jockey : environ 50 kg pour 1,55 m en plat, jusqu’à 60 kg pour 1,70 m en obstacles. Pour participer aux compétitions, l’entraînement physique intensif et une alimentation stricte sont obligatoires. Si ta morphologie ne colle pas à ces repères, regarde plutôt le trot ou les métiers de soins.

La formation : le CAPa lad-cavalier d’entraînement

C’est un diplôme national du ministère de l’Agriculture. Il dure 2 ans après la 3e, 1 an si tu as déjà un autre CAP, 3 ans après une Segpa ou une Ulis.

Ce que tu apprends

  • Mettre en œuvre les programmes d’entraînement dans des écuries de trot ou de galop, en plat ou en obstacle.
  • Comprendre le comportement du cheval et l’approcher en sécurité.
  • Assurer l’alimentation, l’entretien et les soins préventifs et curatifs.
  • Manipuler les chevaux au box et à la longe.
  • Organiser un transport : véhicule, feuille de route, matériel.
  • Faire l’entretien courant du matériel, des équipements et des bâtiments.

Comment la formation est organisée

  • 3 modules d’enseignement général.
  • 4 modules professionnels, un peu plus de la moitié de l’emploi du temps, dont un module d’équitation consacré à l’entraînement des équidés.
  • 12 semaines de stage sur les 2 ans, si tu n’es pas apprenti.
  • 1 semaine de stage collectif sur la santé, la sécurité et le développement durable.

Le programme officiel est détaillé sur la fiche Onisep du CAPa lad-cavalier d’entraînement.

Où travailler

Le titulaire du CAPa travaille dans les entreprises des courses hippiques. L’Onisep cite plusieurs centres d’entraînement : Grosbois, Chantilly, Maisons-Laffitte, Lyon-Bron, Marseille-Cabriès, Mont-de-Marsan, Pau et Deauville.

D’autres débouchés existent :

  • sur les hippodromes : entretien des pistes, accueil et placement des chevaux dans les stalles de départ ;
  • dans le transport des chevaux ;
  • dans l’entretien et la fabrication des harnachements.

Salaire et chiffres d’insertion

L’Onisep indique un salaire débutant à partir de 1 868 € brut par mois, avec un supplément pour chaque course gagnée. Pour le CAPa préparé en apprentissage, les données InserJeunes 2024 donnent :

  • 38 % en emploi 6 mois après la formation ;
  • 43 % inscrits dans une autre formation ;
  • 19 % dans une autre situation.

Évoluer, et préparer la suite

La carrière dans les courses est assez courte : les exigences physiques et les accidents obligent souvent à une reconversion précoce. L’Onisep cite plusieurs évolutions :

  • Premier garçon : il supervise le travail des lads dans l’écurie.
  • Garçon de voyage : il gère les déplacements des chevaux vers les pistes.
  • Entraîneur : après un stage, avec le statut professionnel.
  • Jockey : un scénario rare, quand un propriétaire pousse un lad qui monte bien.

Plus ta qualification de base est élevée, plus la reconversion est facile. Après le CAPa, le bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique se prépare en 2 ans.

Lad ou palefrenier : la différence

Le palefrenier soigneur s’occupe surtout des soins et monte rarement. Le lad, lui, monte chaque jour et entraîne. Si tu hésites, lis notre fiche sur le palefrenier soigneur. Pour voir toutes les voies, ouvre le panorama des formations et métiers du cheval.

Sources

Onisep : fiche formation CAPa lad-cavalier d’entraînement (programme, débouchés, InserJeunes 2024) et fiche métier cavalier d’entraînement, lad-jockey et lad-driver (quotidien, poids, centres, salaire, reconversions). Données consultées le 1er octobre 2026.