L’entraîneur prépare des chevaux de course pour qu’ils gagnent, et dirige l’équipe qui s’en occupe. Pour exercer, un diplôme hippique ne suffit pas : il faut aussi une licence délivrée par l’institution qui organise les courses. Voici le métier, les diplômes conseillés par l’Onisep et les autorisations à décrocher au galop.
Le métier au quotidien
Selon l’Onisep, l’entraîneur intervient à chaque étape de la carrière du cheval :
- Il prépare les chevaux, avec l’aide des lads-jockeys : habituer un jeune cheval de course à travailler et à porter un cavalier demande de 2 à 6 mois selon son tempérament.
- Il choisit les courses pour le compte des propriétaires, après avoir analysé les performances de ses chevaux et celles de leurs concurrents.
- Il surveille tout : alimentation, santé, musculature, appétit. Dans les grandes écuries, il gère en moyenne une dizaine de chevaux.
- Il dirige une équipe : palefreniers, cavaliers d’entraînement, maréchaux-ferrants. Le management, la paie, les achats et le respect des normes occupent la moitié de sa journée.
Le métier se pratique 12 mois sur 12 : l’hiver ralentit les courses, sans les arrêter, et la condition des chevaux s’entretient toute l’année.
Une matinée type
L’Onisep décrit un entraîneur qu’on croise tôt au bord de la piste, chronomètre en main, pendant les entraînements du matin. Il suit chaque cheval, donne les consignes aux cavaliers, puis passe à la gestion : réunions avec ses collaborateurs, appels aux propriétaires, engagements dans les courses, déplacements vers les hippodromes.
Les qualités attendues
- Une connaissance fine du cheval : anatomie, pathologies, reproduction.
- Un bon niveau à cheval, avec une monte quotidienne pour repérer un problème.
- Le sens de l’organisation : calendrier des courses, déplacements, dossiers médicaux, recrutement.
- L’encadrement des apprentis, nombreux dans le secteur.
Les diplômes conseillés
L’Onisep indique deux voies après la 3e : le CAP agricole lad-cavalier d’entraînement, en 2 ans, ou le bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique, en 3 ans. Il cite aussi :
- le CAPa palefrenier soigneur ;
- le BP responsable d’entreprise hippique, dont la fiche officielle cite le métier d’entraîneur d’écurie de trot ou de galop ;
- le CS traction équine et conduite d’attelages.
Beaucoup d’entraîneurs commencent comme lad. Le parcours de départ est décrit dans notre fiche sur le lad-cavalier d’entraînement, et le bac pro dans notre fiche sur le bac pro CGEH.
La licence : l’autorisation d’exercer
Selon l’Onisep, le diplôme se complète d’une licence obtenue auprès des institutions qui organisent les courses de trot et de galop. Au galop, France Compétences enregistre deux autorisations, délivrées avec France Galop et le ministère de l’Agriculture.
La licence d’entraîneur public au galop
Elle concerne la personne qui demande à exercer comme entraîneur professionnel en France. Elle passe par un stage de formation et un contrôle des connaissances. Les compétences évaluées :
- l’usage du Code des courses au galop ;
- les obligations sociales de l’entreprise, de la fiche de paie à la déclaration MSA ;
- la conception d’une étude prévisionnelle d’installation ;
- la santé et le bien-être du cheval de course ;
- la sensibilisation à la lutte antidopage ;
- la communication et la gestion des conflits.
L’évaluation comprend trois écrits, sur le code des courses, le droit social et la santé des chevaux, puis la rédaction de l’étude prévisionnelle d’installation et sa présentation orale devant une commission. Le détail est sur la fiche RS5751 de France Compétences.
Le permis d’entraîner
Cette autorisation d’éleveur-entraîneur au galop demande aussi un stage et un contrôle préalable des connaissances hippiques. Elle se valide par deux écrits à questions courtes, sur le Code des courses et sur la santé et le bien-être du cheval de galop.
Au trot
Les deux fiches ci-dessus concernent le galop. Pour le trot, renseigne-toi auprès de l’institution qui organise les courses de trot, qui fixe ses propres conditions.
Une date à surveiller
Les deux fiches galop sont enregistrées jusqu’au 31 décembre 2026. Vérifie leur renouvellement sur France Compétences avant de financer ta formation par ton compte personnel de formation.
Où et pour combien
- Où : les écuries se regroupent près des hippodromes. L’Onisep cite Mont-de-Marsan, Maisons-Laffitte et Chantilly. Beaucoup d’entraîneurs font toute leur carrière dans le même département.
- Statut : indépendant ou salarié.
- Salaire : à partir de 2 000 € brut par mois au départ, selon l’Onisep, variable selon le lieu et le statut.
- Évolution : avec les succès et les gains, certains entraîneurs montent une écurie avec leurs propres chevaux.
L’Onisep note que les hommes sont majoritaires dans la profession, et que quelques femmes se sont illustrées à ce poste. Les conditions des deux autorisations au galop, décrites plus haut, sont les mêmes pour tous les candidats.
Tes étapes
- Commence par un CAPa lad-cavalier ou un bac pro CGEH.
- Travaille plusieurs années dans une écurie de courses, à cheval et à l’organisation.
- Prépare ton étude prévisionnelle d’installation avant le stage.
- Passe la licence ou le permis selon ton projet.
- Situe ce métier dans le panorama des formations et métiers du cheval.
Sources
Onisep (fiche métier entraîneur de chevaux), France Compétences (fiches RS5751 Licence d’entraîneur public au galop et RS5752 Permis d’entraîner). Données consultées le 10 octobre 2026.