Contrat de professionnalisation dans la filière équine : âge, durée et salaire

Le contrat de professionnalisation permet de préparer un diplôme ou un titre du cheval en étant salarié d’une écurie, d’un haras ou d’une entreprise de la filière. Il ressemble à l’apprentissage, avec des différences d’âge, de durée et de salaire. Il s’adresse notamment aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus : c’est une voie de reconversion. Voici les règles publiées par Service-public, fiche vérifiée le 22 juillet 2026.

Le principe

Tu signes un contrat de travail avec un employeur. Tu alternes le travail dans l’entreprise et la formation dans un organisme. Le contrat est un CDD, ou un CDI qui commence par une action de professionnalisation. L’objectif est une qualification : un titre inscrit au répertoire national, par exemple.

Dans la filière, plusieurs titres l’indiquent parmi leurs voies d’accès. La fiche du titre de groom équin, décrite dans notre article sur la formation de groom équin, cite le contrat de professionnalisation. C’est aussi le cas du mastère présenté dans l’article sur le manager de la filière équine.

Qui signe ce contrat

Âge Publics concernés
16 à 20 ans révolus Jeunes qui complètent leur formation initiale, jeunes sortis de l’école sans qualification, inscrits depuis plus d’un an comme demandeurs d’emploi ; bénéficiaires du RSA ou de l’AAH, sortants d’un contrat unique d’insertion
21 à 25 ans révolus Les mêmes publics, plus les bénéficiaires de l’ASS
26 ans et plus Demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, de l’ASS ou de l’AAH, sortants d’un contrat unique d’insertion

Côté employeur, la fiche cite les employeurs privés : entreprises, associations, coopératives, particuliers employeurs. Dans le public, seuls les établissements publics industriels et commerciaux signent ce contrat. Une écurie ou un centre équestre associatif entre donc dans le champ.

La durée du contrat

  • En CDD, la durée de départ va de 6 à 12 mois.
  • Elle monte jusqu’à 24 mois si un accord de branche le prévoit, et jusqu’à 36 mois pour certains publics, par exemple les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an ou les bénéficiaires du RSA.
  • En CDI, la même règle s’applique à l’action de professionnalisation du début de contrat.
  • Le renouvellement est possible une fois dans certains cas.

La part de formation

La formation dure au moins 150 heures par an. En CDD, elle représente entre 15 % et 25 % de la durée totale du contrat. Un accord de branche ou interprofessionnel a le droit de prévoir plus de 25 % pour certains publics. Le reste du temps, tu travailles dans l’entreprise.

Concrètement, la plus grande partie de ton temps se passe à l’écurie. Choisis donc ton employeur avec soin : c’est lui qui te forme au quotidien.

Le salaire minimum

Âge Cas général Avec un bac pro ou un diplôme de même niveau
Moins de 21 ans 55 % du Smic, soit 1 026,86 € brut par mois 65 % du Smic, soit 1 213,57 €
21 à 25 ans 70 % du Smic, soit 1 306,92 € 80 % du Smic, soit 1 493,62 €
26 ans et plus 100 % du Smic, soit 1 867,02 € non applicable

Pour les 26 ans et plus, le salaire ne descend pas non plus sous 85 % du salaire minimum de la convention collective. Si tu as déjà un bac pro de la filière, comme le bac pro CGEH, le taux majoré s’applique avant 26 ans.

Contrat de professionnalisation ou apprentissage

  • L’apprentissage vise d’abord les jeunes jusqu’à 29 ans révolus, avec des exceptions. Il prépare un diplôme ou un titre sur une durée plus longue.
  • Le contrat de professionnalisation ouvre une voie aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, sur une durée plus courte, avec au moins le Smic à partir de 26 ans.

Le détail de l’apprentissage, salaire et logement compris, se trouve dans l’article sur l’apprentissage dans les métiers du cheval. Si tu changes de métier après plusieurs années ailleurs, l’article sur la reconversion dans les métiers du cheval présente aussi la VAE et le CPF.

Quel métier viser

Le contrat de professionnalisation se prête aux titres courts et ciblés, quand tu as déjà une première expérience avec les chevaux. Vérifie sur la fiche officielle du titre que la voie « contrat de professionnalisation » est bien cochée : toutes les certifications ne l’ouvrent pas. Pour situer les métiers et les niveaux, commence par le panorama des formations et métiers du cheval.

Les erreurs à éviter

  • Signer sans connaître le nombre d’heures de formation prévu : il figure dans le contrat, demande-le.
  • Accepter un poste où tu ne fais que des tâches sans lien avec le titre préparé.
  • Oublier de comparer avec l’apprentissage quand tu as moins de 30 ans.
  • Négliger le trajet entre l’écurie et l’organisme de formation, souvent éloignés.
  • Choisir un titre dont la fiche officielle arrive bientôt à échéance sans demander s’il sera renouvelé.

Avant de signer, pose ces questions à l’employeur et à l’organisme ensemble. Une rencontre à trois évite les malentendus sur le planning.

Tes étapes

  1. Choisis le titre ou le diplôme visé, et vérifie qu’il s’ouvre en contrat de professionnalisation.
  2. Repère les organismes qui le préparent, et demande leurs dates de rentrée.
  3. Cherche l’employeur : écurie, haras, entreprise de la filière. L’organisme t’aide souvent dans cette recherche.
  4. Si tu es demandeur d’emploi, parles-en à ton conseiller France Travail avant de signer.
  5. Relis le contrat : durée, part de formation, salaire, lieu de travail, horaires.

Source

La fiche de Service-public sur le contrat de professionnalisation donne aussi les aides à l’embauche et les cas de rupture. Fiche vérifiée le 22 juillet 2026, lue le 23 octobre 2026.